La vie glissante d'une onde qui pense
Tout doute derrière chaque éminence,
Toute existence erre, comme une goutte,
Se plaît dans cette peinture en déroute
Rien n’apparaît clairement sous cette eau:
Même les mots deviennent flous égaux,
Puis-je m'enfuir de cette galaxie,
Et m'extraire sans garder l'aphasie ?
Avec le brouillard d'un silence plein
Mes bruits se perdent dans l'infinie fin,
Le calme tumultueux de la mer:
La tranquillité tueuse et amère,
Gisant et enduisant la sous-surface
Par cette carcasse qui se tracasse,
Mourir pour que ma vie se donne aux flots,
Noyé dans le sel comme un matelot:
Poisseux, liquéfier, visqueux, humide.
