La muse du vallon
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Sous la voûte fleurie, où murmure Zéphire,
Sommeille une eau limpide au cristal frémissant
Et sur le gazon vert où le cerf va paissant
La biche fatiguée indolemment s'étire.
Ô fontaine sacrée, abreuvoir des satyres,
Charmilles et berceaux tout embaumés d'encens,
Havre envié par les gueux dans le soir finissant,
Naïde transparente au lit de vert porphyre!
J'y promenais un soir mon esprit vagabond
A l'heure où le serein descend sur le vallon.
Ma muse m'attendait. Et la divine artiste,
Une lyre à la main et dans l'autre un bouquet,
Regardait en souriant les lilas du bosquet
Noyer dans l'onde claire un reflet d'améthyste.
Sommeille une eau limpide au cristal frémissant
Et sur le gazon vert où le cerf va paissant
La biche fatiguée indolemment s'étire.
Ô fontaine sacrée, abreuvoir des satyres,
Charmilles et berceaux tout embaumés d'encens,
Havre envié par les gueux dans le soir finissant,
Naïde transparente au lit de vert porphyre!
J'y promenais un soir mon esprit vagabond
A l'heure où le serein descend sur le vallon.
Ma muse m'attendait. Et la divine artiste,
Une lyre à la main et dans l'autre un bouquet,
Regardait en souriant les lilas du bosquet
Noyer dans l'onde claire un reflet d'améthyste.
Ecrit de jeunesse; tentation d'un romantisme suranné.
