Les couleurs du vacarme
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Dans le concert du monde
qui brouillonne à ma porte
j’écarte
le bourdon des ocres de la rue
l’écho tonitruant de l’usine qui cogne
et fracasse
en grenat
les tympans des vaincus
J’écarte
ce chantier grinçant de tous ses verts
ses stridentes aigreurs et ses hoquets de fiel
J’écarte
des sirènes
cette urgence macabre
jet d’encre vermillon qui me vrille le cœur
Mais je garde
précieux
au creux de mon oreille
le lapis-lazuli de ce moineau têtu
cette note outremer perforant le vacarme
et s’obstinant à peindre
en bleu
toute la rue
qui brouillonne à ma porte
j’écarte
le bourdon des ocres de la rue
l’écho tonitruant de l’usine qui cogne
et fracasse
en grenat
les tympans des vaincus
J’écarte
ce chantier grinçant de tous ses verts
ses stridentes aigreurs et ses hoquets de fiel
J’écarte
des sirènes
cette urgence macabre
jet d’encre vermillon qui me vrille le cœur
Mais je garde
précieux
au creux de mon oreille
le lapis-lazuli de ce moineau têtu
cette note outremer perforant le vacarme
et s’obstinant à peindre
en bleu
toute la rue
