On est trés calme aux percussions
Bien que l'on sorte de nos gonds
Et l'on décroche la timbale
Quand la gross' caiss' se fait la malle.
Il ya des rythmes syncopés
Où les comas sont à la clé
Avec des bémols,des silences
Pour que les contre-temps s'agencent.
Il ya des chants hauts en couleur
Avec des hymnes et puis du blues
Et si l'on verse trop de pleurs
Une trompette "jazze" et blouse.
L'orchestre est certes dans la fosse
Mais rares sont les notes fausses
Qui toujours ont déconcerté
Le chef en train de diriger.
Ils sont plus d'un,même une clique
A en pincer pour le trombonne;
En bons becs fins de la musique
Et en fanfare,ils le claironnent.
Tomber sur un bec est plaisant
Quand l'instrument est bien brillant
Et scintillant de mille feux,
Les cuivres nous dérouill'nt un peu.
Avec les tambours, les trompettes
Sont facilement dans le vent
Et la viole en mal de gambette
Frémit alors terriblement .
L'orchestre est certes dans la fosse
Mais rares sont les notes fausses
Qui toujours ont déconcerté
Le chef en train de diriger.
Dans les cuivr's,il faut du piston
Pour appuyer son ascension
Mais il faut y-aller "trés-mollo"
Pour ne pas tomber de trés haut.
La musique adoucit les moeurs
Mais militaire elle "tue-bas"
Et dans la chambre avec les choeurs
Le bouzouki est bazouka.
Quand les cors sont beaux, pas de cri
On y prend son pied bien aussi
Surtout qu'en jouant sur les cordes
Tous les violons s'y accordent.
L'orchestre est certes dans la fosse
Mais rares sont les notes fausses
Qui toujours ont déconcerté
Le chef en train de diriger.
Poème écrit par
Louis Vibauver
Complainte orchestrale
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Tous droits réservés © Poème posté le 01/01/2025 par Louis Vibauver
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