Matinalement
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Rendez-Vous , matin,
où mugissent les murmures marins,
dans ce champ stérile de silence,
sous le souffle sourd des sirènes,
et les cris cinglants des cormorans.
Sentiers salés, ombres saccagées,
nos souvenirs s’effacent, égarés.
Le vent vacille, les vagues pleurent,
les larmes luisent, longues et lourdes.
L’espoir s’éloigne, étouffé d’écume,
mais semons, malgré tout, nos songes
dans les branches bercées de bourrasques.
Que l’amour s’élève, suspendu,
comme une voile vibrant au vide.
Peut-être qu’un jour,
les cieux s’ouvriront, cinglés d’éclats,
ramenant l’or éclatant de l’aube.
Chantons le sel, dansons les souffles,
faisons du rêve un récif lumineux,
où le soleil s’étire et s’éveille.
Écrivons des épopées,
portées par les cris des goélands,
et la douceur diffuse des brises.
Chaque histoire est un éclat vivant,
peut-être verrons-nous, un matin,
le chant ultime des horizons clairs.
