Idylle
3
J’avais aimé,
Plus qu’il ne fût possible,
Son minois doux.
Presque élimé,
L’amour incoercible,
L’amour des fous,
Qui pulse encore à mon cœur en musique,
Le saviez-vous ?
Elle en valait l’envolée homérique,
Et l’or jaloux !
Sous son œil gris
Se mouvaient les étoiles
D’un esprit fin.
Toujours surpris
Par l’art de ses dédales,
L’air enfantin,
Forçant la joie à ma passion divine,
Dès le matin,
Lorsqu’en riant de me voir lire Pline,
Disait : « J’ai faim ! »
Son jeu joyeux
Et souple, tel que d’elfes
Tourbillonnant
Là sous mes yeux,
Valait Pythie à Delphes :
Un futur tant
Et tant nourri de ces vagues promesses ;
Un futur lent,
Un rythme beau de ressacs et de laisses
Nous entraînant.
Puis l’érosion
Avait rongé la côte
De notre îlot
- Dégradation !
Adieu… pas d’antidote
Au triste lot ;
Fanal enfui de ces amours fanées,
Un peu pâlot,
Le souvenir, feu des belles années,
Résiste au flot…
Plus qu’il ne fût possible,
Son minois doux.
Presque élimé,
L’amour incoercible,
L’amour des fous,
Qui pulse encore à mon cœur en musique,
Le saviez-vous ?
Elle en valait l’envolée homérique,
Et l’or jaloux !
Sous son œil gris
Se mouvaient les étoiles
D’un esprit fin.
Toujours surpris
Par l’art de ses dédales,
L’air enfantin,
Forçant la joie à ma passion divine,
Dès le matin,
Lorsqu’en riant de me voir lire Pline,
Disait : « J’ai faim ! »
Son jeu joyeux
Et souple, tel que d’elfes
Tourbillonnant
Là sous mes yeux,
Valait Pythie à Delphes :
Un futur tant
Et tant nourri de ces vagues promesses ;
Un futur lent,
Un rythme beau de ressacs et de laisses
Nous entraînant.
Puis l’érosion
Avait rongé la côte
De notre îlot
- Dégradation !
Adieu… pas d’antidote
Au triste lot ;
Fanal enfui de ces amours fanées,
Un peu pâlot,
Le souvenir, feu des belles années,
Résiste au flot…
