Impressions du Nord
Les gueules noires
Une campagne aux mornes plaines, que l'on appelle le Nord
Terrils pour cathédrales, chevalets pour beffrois
Le pays des gueules noires a l'odeur de la mort
Le peuple des ténèbres souffre de la faim et du froid
Chaque matin, la terre avale ces malheureux
L'échine pliée, cassée par un travail de bête
Un salaire de misère pour nourrir des ventres creux
Vivre ou crever, leur vie n'a pas le goût de fête.
Des mains de forçats pour extraire l'or des enfers
Des regards hagards, du charbon pour tout horizon
Peur du grisou dans les profondeurs de la terre
Les mineurs, des hommes, les travailleurs des bas-fonds.
Mer du nord
Sur ces longues étendues de sable, la mer du Nord
Tel un cheval de bataille cabre ses vagues hurlantes
Sur des remparts de dunes, seule, une armée d'arbres morts
Résiste, quant au large, la tempête est déferlante
Marée basse, la mer se retire loin du rivage
Le vent souffle sur la plage nue, des mouettes volent haut
Dans le ciel nuageux, la nature reste sauvage
La grisaille de l’automne se reflète dans les eaux
Des pêcheurs vont souvent au bout de la jetée
La houle se fracasse sur les rochers, laissant voir
Que la surface de leur dos rond, chalutiers
Et bateaux de plaisance rentrent au port tous les soirs
Un jour en mer
Jour de tempête en mer du Nord, l’écume grasse
Vient s’écraser en flocons dans les crevasses
La houle se casse sur le dos des rochers
Et se fracasse sur des crabes amochés
Un chapelet de moules résiste au grand vent
Accroché à un poteau, comme à du ciment
Des galets blancs et ronds, roulent, au fil des marées
La bourrasque secoue les esquifs amarrés
Pas de répit pour les marins, il faut pêcher
Lutter contre les éléments, se dépêcher
A remplir les cales, des poissons capturés
De remonter les filets, des fonds labourés
Les mouettes et goélands suivent les bateaux
Attendant que les hommes jettent dans les flots
Les cadavres malodorants du menu fretin
En poussant des cris de petits diablotins
Dès le retour au port, les caisses descendues
Sur le quai, sont aussitôt proposées, vendues
Lors de la criée, les soles et les carrelets
Iront sur l’étal d’un mareyeur, sans délai
Et comme chaque vendredi, pour le repas
Du midi, sera servi, sans grand apparat
La brandade de morue, aux croûtons aillés
Un plat aimé, apprécié, dans les foyers !
Une campagne aux mornes plaines, que l'on appelle le Nord
Terrils pour cathédrales, chevalets pour beffrois
Le pays des gueules noires a l'odeur de la mort
Le peuple des ténèbres souffre de la faim et du froid
Chaque matin, la terre avale ces malheureux
L'échine pliée, cassée par un travail de bête
Un salaire de misère pour nourrir des ventres creux
Vivre ou crever, leur vie n'a pas le goût de fête.
Des mains de forçats pour extraire l'or des enfers
Des regards hagards, du charbon pour tout horizon
Peur du grisou dans les profondeurs de la terre
Les mineurs, des hommes, les travailleurs des bas-fonds.
Mer du nord
Sur ces longues étendues de sable, la mer du Nord
Tel un cheval de bataille cabre ses vagues hurlantes
Sur des remparts de dunes, seule, une armée d'arbres morts
Résiste, quant au large, la tempête est déferlante
Marée basse, la mer se retire loin du rivage
Le vent souffle sur la plage nue, des mouettes volent haut
Dans le ciel nuageux, la nature reste sauvage
La grisaille de l’automne se reflète dans les eaux
Des pêcheurs vont souvent au bout de la jetée
La houle se fracasse sur les rochers, laissant voir
Que la surface de leur dos rond, chalutiers
Et bateaux de plaisance rentrent au port tous les soirs
Un jour en mer
Jour de tempête en mer du Nord, l’écume grasse
Vient s’écraser en flocons dans les crevasses
La houle se casse sur le dos des rochers
Et se fracasse sur des crabes amochés
Un chapelet de moules résiste au grand vent
Accroché à un poteau, comme à du ciment
Des galets blancs et ronds, roulent, au fil des marées
La bourrasque secoue les esquifs amarrés
Pas de répit pour les marins, il faut pêcher
Lutter contre les éléments, se dépêcher
A remplir les cales, des poissons capturés
De remonter les filets, des fonds labourés
Les mouettes et goélands suivent les bateaux
Attendant que les hommes jettent dans les flots
Les cadavres malodorants du menu fretin
En poussant des cris de petits diablotins
Dès le retour au port, les caisses descendues
Sur le quai, sont aussitôt proposées, vendues
Lors de la criée, les soles et les carrelets
Iront sur l’étal d’un mareyeur, sans délai
Et comme chaque vendredi, pour le repas
Du midi, sera servi, sans grand apparat
La brandade de morue, aux croûtons aillés
Un plat aimé, apprécié, dans les foyers !
