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Tempête
5

(A la mode des Djinns)
A V. H.
A la Timana, Gibou, Août 1997



Un vent
Ronflant
Agace
Et chasse
Les gens
Fuyant,
Efface
Leurs traces.

Il soulève
Sur la grève
Une brume
De l’écume
Dont il pousse
Loin la mousse
Qui s’affole
Et s’envole.

Le ciel est noir,
Comme le soir.
Le vent rugit.
La mer blanchit.
Sous les assauts
De ses rouleaux
Rien ne résiste,
Rien ne subsiste.

Éclairs et tonnerres
Ajoutent à l’enfer.
Le ciel est dément.
Le sol est souffrant.
La mer est odieuse.
La plage est piteuse.
Où sont les oiseaux
Vivants sur ces eaux ?

Un bateau ivre au loin
Devra une heure au moins
Maintenir sur les flots
L’âme des matelots.



Et moi, d’ici, je regarde.
Souffrant leur martyre, je prie.
« Que s'écarte la blafarde. »

Un coin de ciel s’allume,
Illuminant la brume
D’un rayon de lumière,
D’un espoir éphémère.

Bataillant au vent,
Passe un goéland,
Plumage argenté,
Plumes ballottées.
Cet oiseau vaillant
Qui défie le temps
Crie-t-il dans sa danse,
Toute sa démence ?

L’astre du jour
Est là, toujours !
Ses rayons percent ;
Et ils agressent
Les nuées noires :
Nouvel espoir.
J’entends des cris,
La nuit s’enfuit.

Du ciel bleu
Peu à peu
Touche l’onde.
Elle gronde,
Un moment,
Un instant.
Elle ronronne.
Elle est bonne.

Au loin,
Enfin,
La voile
Est blanche;
L’étoile
Est franche.
Expire,
Inspire.



© Poème posté le 27/08/2023 par Patrick

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