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Le sortilège
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Le ciel allonge son azur
Au-delà des vertes collines
Pour capturer ton regard pur…
Le doux soleil que tu fascines,

Immobile sur l’arbre ému,
Faillit à sa fuite en avant...
Le vent comme un chien éperdu,
En quête d’ébats exaltants

Chahute dans ta chevelure…
La rivière rasant tes pieds
T’implore d’un charmant murmure
De lui adresser un galet…

Et moi dans l’étrange manège
Des Dieux prosternés à tes pieds,
Je sens tomber le sortilège
De tes deux petites années

De ma gorge à mon cœur serré…
J’en suis là, savourant l’aubaine
D’être un champion à tes côtés
Tel Lancelot servant sa reine,

Lorsque quittant l’eau tes menottes,
Cherchant mes bras et les trouvant,
S’y cramponnant quand ils ballottent,
Sèment mes larmes dans le vent.

© Poème posté le 17/06/2023 par Fregat

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