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Le bal des étoiles
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Les murs se perdirent dans la nuit
Les étoiles frôlèrent leurs âmes
Là, se noyait en son ciel la femme
Quand toujours pleurait le temps enfui...

Les étoiles frôlèrent leurs âmes
La lumière épuisait tous ses ors
Dessus leurs prunelles ambre en flammes
Où son aile s'ébattait encor

Là, se noyait en son ciel la femme
La nuit coulait le long de son cou
Où les étoiles laçaient leurs pouls
Sur sa peau aquarellée d'une lame

Quand toujours pleurait le temps enfui
La vague nue franchissait le temps
Délaissant ses étoilés diamants
Les murs se perdirent dans la nuit

Sur la rive où s'oubliaient les voiles
La brise émue retissait la toile
Avec les larmes du sablier
Où s'ébattaient les coeurs oubliés

L'onde encor délaçait le passé
La nuit désincarnée renaissait
Dans leurs pas à jamais échoués
Les ors brodant l'immortalité

Quand dansait sans fin l'éternité
Le long de ses cils de sels perlés
La musique déchirait les voiles
L'opale pleurait quelques étoiles

© Poème posté le 14/05/2023 par Loren

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