Là, sous un ciel dénudé
Où pleurent les ors
Soupire la feuille ombrée
Du sang de l'aurore
Dans la lumière palpite
La branche livide
Que la brise agite
De ses ailes translucides
A ne vouloir se toucher
Les branches sont-elles timides?
Quel est le secret
De ces fûts placides?
La crainte de se blesser
Justifie cette distance
Lors la résilience
Etreint la ramée
Le ciel se vêt de dentelle
Où glisse encor la lumière
Cédant aux appels
De l'illustre terre
