Seul un écueil …
Seul un écueil sur la page…
Des pas s’approchent, s’éloignent. Invisible dans ce monde inconnu. Quelques bancs vides sur la grève désolée. La mer étale, immobile à la tombée du jour.
Autour de moi des ombres. Le temps est aboli. J’attends sans hâte. Anonyme. Et toujours ce besoin du fond des âges de dire une petite musique, un paysage, par-delà les alibis et les mensonges quotidiens.
Faire corps avec les secondes, les minutes, les heures. Donner vie à une ombre qui passe. Etranger à celles qui sont pressées et sûres d’elles, dans leur trajectoire rectiligne. Seules comptent les singularités et les errances.
Rester le temps qu’il faudra. Jusqu’à la fin des temps, jusqu’à ce que l’horizon inonde la nuit d’une dernière incandescence. Que s’effacent au loin les taches noires des récifs esseulés.
Une ombre prendra forme, se fera substance. J'aurai bien fait d’attendre.
Il n'y a plus de partance.
Des pas s’approchent, s’éloignent. Invisible dans ce monde inconnu. Quelques bancs vides sur la grève désolée. La mer étale, immobile à la tombée du jour.
Autour de moi des ombres. Le temps est aboli. J’attends sans hâte. Anonyme. Et toujours ce besoin du fond des âges de dire une petite musique, un paysage, par-delà les alibis et les mensonges quotidiens.
Faire corps avec les secondes, les minutes, les heures. Donner vie à une ombre qui passe. Etranger à celles qui sont pressées et sûres d’elles, dans leur trajectoire rectiligne. Seules comptent les singularités et les errances.
Rester le temps qu’il faudra. Jusqu’à la fin des temps, jusqu’à ce que l’horizon inonde la nuit d’une dernière incandescence. Que s’effacent au loin les taches noires des récifs esseulés.
Une ombre prendra forme, se fera substance. J'aurai bien fait d’attendre.
Il n'y a plus de partance.
