Lespoetes.net

La poésie sur internet

Précédent Suivant

La Robe Rouge
4

Dès les premières notes de musique,
La robe rouge sembla à elle seule mener la danse.
Ses plis amples,
Enveloppaient le corps de la danseuse
et celui du danseur vêtu de noir,
Telle une flamme virevoltant
au gré du vent...

Dans un tango langoureux elle se faisait lascive,
Puis sur une musique ardente,
La robe rouge devenait violente, insolente,
Comme une flamme attisée par des vents virulents.

Devenue taureau, la robe rouge
Obligeait le cavalier à reculer, l'habillant,
le déshabillant du regard,
ardente, tourbillonnante,
Entortillant le rouge et le noir dans un même fourreau.

Comme une flamme qui s'éteint,
La robe rouge tombe à la fin de la danse,
privée de vie.

© Poème posté le 01/05/2021 par Colibri

...
× Illustration agrandie