Poussière à Dachau
3
A Dachau ils étaient des juifs, des gitans
Et puis quelques « Autres »…à priori des Humains
Incroyable ! Ils étaient tous comme toi et moi…
Devenus « différents » lorsqu’on le décréta
Et encore, plus grande, nauséeuse tragédie
Des geôliers si parfaits, de plus aguerris
Eduqués, pour être des « obéissanteurs »
D’exécuter que les ordres, sans penser, par cœur
Il y en avait qui « seulement » ouvrait un four…
Un autre un tiroir, sans regarder alentour
Ces collines de vêtement, des gants, des chaussures
Ils étaient comme « dans une grande aventure »
Epris dans l’action, sans regarder de travers
Sans plus réfléchir à l’immense Univers
Car on avait bien dit, que ici, en bas
Dieu n’est q’une ombre, il n’existe pas !
Que sur cette terre, le plus Malin des Seigneurs
Etait seul leur Maître, le « Heil Dictateur »
Qu’il fallait obéir, discipline, « ya-ya »
Que si non, ayez peur, de n’être que ça :
- Une poussière grisâtre, levée par le vent
Etonnée de revoir, éparpillés, ses vêtements
Qu’elle avait porté, pourtant hier soir
Avant de partir, en voyage, au départ…
Etonnée de voir, ces « p’tits humains » si petits
Obéir à leurs Maîtres, comme des aveugles fourmis
Sans même un regret, une Lumière des Cieux
Des zombies, des robots…des humains sans Dieu
Vous croyez que tout ça, c’est maintenant du passé ?
Qu’on peut désormais, faire semblant d’oublier ?
Pourtant… les même humains, naissent toujours, ils sont là
Bien éduqués pour faire, ce que se doit…
D’ouvrir un tiroir, d’appuyer un bouton
De cibler un écran comme un jeu, un peu con
De rire satisfaits quand ils on réussi…
A faire exploser, mille morceaux, l’ennemi…
Puis d’aller, trop heureux, boire un coup, se coucher
Et puis, pourquoi pas, « yavol », bien baiser
Car, après tout, ce n’est « qu’un putain d’ennemi »
Hier un juif, et demain peut-être toi, l’ami
Alors… ben alors, tu peux encore réfléchir…
Le moment venu…tu vas encore, obéir ?
O, poussière sans lumière d’un grisâtre penchant
Sauras tu choisir d’être un Homme, cet instant ?
Sauras tu appeler le plus humble des dieux
Dans ton cœur retrouvé, le plus beaux des adieux
Sans peur… car la seule éternelle Vérité
Naît là, dans ton cœur, où elle vivra à jamais
T’es poussière, une poussière passagère par ici
Eternel sans savoir, que derrière cette vie
Il y a seulement… comme un très grand Miroir
Où on se regarde, des millénaires, des millénaires…
Chaque soir !
Essayant d’adoucir ce visage pas très beau…
Espérant, n’avoir été, qu’une poussière… à Dachau
Jacques AADLOV - DEVERS
Et puis quelques « Autres »…à priori des Humains
Incroyable ! Ils étaient tous comme toi et moi…
Devenus « différents » lorsqu’on le décréta
Et encore, plus grande, nauséeuse tragédie
Des geôliers si parfaits, de plus aguerris
Eduqués, pour être des « obéissanteurs »
D’exécuter que les ordres, sans penser, par cœur
Il y en avait qui « seulement » ouvrait un four…
Un autre un tiroir, sans regarder alentour
Ces collines de vêtement, des gants, des chaussures
Ils étaient comme « dans une grande aventure »
Epris dans l’action, sans regarder de travers
Sans plus réfléchir à l’immense Univers
Car on avait bien dit, que ici, en bas
Dieu n’est q’une ombre, il n’existe pas !
Que sur cette terre, le plus Malin des Seigneurs
Etait seul leur Maître, le « Heil Dictateur »
Qu’il fallait obéir, discipline, « ya-ya »
Que si non, ayez peur, de n’être que ça :
- Une poussière grisâtre, levée par le vent
Etonnée de revoir, éparpillés, ses vêtements
Qu’elle avait porté, pourtant hier soir
Avant de partir, en voyage, au départ…
Etonnée de voir, ces « p’tits humains » si petits
Obéir à leurs Maîtres, comme des aveugles fourmis
Sans même un regret, une Lumière des Cieux
Des zombies, des robots…des humains sans Dieu
Vous croyez que tout ça, c’est maintenant du passé ?
Qu’on peut désormais, faire semblant d’oublier ?
Pourtant… les même humains, naissent toujours, ils sont là
Bien éduqués pour faire, ce que se doit…
D’ouvrir un tiroir, d’appuyer un bouton
De cibler un écran comme un jeu, un peu con
De rire satisfaits quand ils on réussi…
A faire exploser, mille morceaux, l’ennemi…
Puis d’aller, trop heureux, boire un coup, se coucher
Et puis, pourquoi pas, « yavol », bien baiser
Car, après tout, ce n’est « qu’un putain d’ennemi »
Hier un juif, et demain peut-être toi, l’ami
Alors… ben alors, tu peux encore réfléchir…
Le moment venu…tu vas encore, obéir ?
O, poussière sans lumière d’un grisâtre penchant
Sauras tu choisir d’être un Homme, cet instant ?
Sauras tu appeler le plus humble des dieux
Dans ton cœur retrouvé, le plus beaux des adieux
Sans peur… car la seule éternelle Vérité
Naît là, dans ton cœur, où elle vivra à jamais
T’es poussière, une poussière passagère par ici
Eternel sans savoir, que derrière cette vie
Il y a seulement… comme un très grand Miroir
Où on se regarde, des millénaires, des millénaires…
Chaque soir !
Essayant d’adoucir ce visage pas très beau…
Espérant, n’avoir été, qu’une poussière… à Dachau
Jacques AADLOV - DEVERS
