Incantations maternelles
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Cher enfant, que te soit doux l’au-delà,
Trop ténu était le fil de ta vie,
Sans bruit glisse la barque au son du glas,
Que le nocher t’emmène au paradis !
Trop ténu était le fil de ta vie,
L’esprit ne pouvant animer ton corps.
Que le nocher t’emmène au paradis
Loin du marais où gémissent les morts.
L’esprit ne pouvant animer ton corps,
J’ai dû te coucher dans les bras d’un ange.
Loin du marais où gémissent les morts,
Il te gardera au chaud de ton lange.
J’ai dû te coucher dans les bras d’un ange
Me promettant de prendre soin de toi.
Il te gardera au chaud de ton lange,
Dans ton somme il te parlera de moi.
Me promettant de prendre soin de toi
Pendant la traversée du marécage,
Dans ton somme il te parlera de moi,
Ta mère, agenouillée sur le rivage.
Pendant la traversée du marécage,
Dans la brume une voix implorera
-Ta mère, agenouillée sur le rivage- :
Cher enfant, que te soit doux l’au-delà.
Trop ténu était le fil de ta vie,
Sans bruit glisse la barque au son du glas,
Que le nocher t’emmène au paradis !
Trop ténu était le fil de ta vie,
L’esprit ne pouvant animer ton corps.
Que le nocher t’emmène au paradis
Loin du marais où gémissent les morts.
L’esprit ne pouvant animer ton corps,
J’ai dû te coucher dans les bras d’un ange.
Loin du marais où gémissent les morts,
Il te gardera au chaud de ton lange.
J’ai dû te coucher dans les bras d’un ange
Me promettant de prendre soin de toi.
Il te gardera au chaud de ton lange,
Dans ton somme il te parlera de moi.
Me promettant de prendre soin de toi
Pendant la traversée du marécage,
Dans ton somme il te parlera de moi,
Ta mère, agenouillée sur le rivage.
Pendant la traversée du marécage,
Dans la brume une voix implorera
-Ta mère, agenouillée sur le rivage- :
Cher enfant, que te soit doux l’au-delà.
