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Les patineurs

L'heure est grave, pas un sourire,
deux visages de cire et des cheveux huilés.
Devant moi, là, dans l'arène,
ces deux là se sont accouplés.
Deux sexes sur un même corps peinent,
ils sont liés, pieds, jambes et mains.
Deux êtres en miroir sur la glace,
tournent en laissant leur trace.
Elle plie, glisse, se courbe,
épouse la raideur de l'homme.
Elle est collée quand il se bouge.
Sans retard, elle devient une ombre.
Ils sont deux chiffres d'un domino,
deux couleurs du même drapeau.
Ils sont liés aux quatre temps
des six minutes d'un tango.

© Poème posté le 03/09/2015 par Hugo98

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