Ils me prennent, les vieux, la tête avec leurs livres,
Sans images, photos, tristes comme la mort ;
En la page livide, où trouver le transport
Dont, pleins de vie et neufs, nos palpitants sont ivres ?
Aux caractères noirs, des Léviathan ! guivres !
Bien longue est chaque ligne, ô qui dort et endort !
Étouffant le courage, et brisant tout ressort,
Et vous empoisonnant, vrai vert-de-gris de cuivres !
Des bouquins, ras-le-bol ! C'est barbant ! C'est ringard !
Ça prend tout votre temps ! Ça me met en pétard !
Je voudrais tous les voir, un jour, à la poubelle !
Sans eux, cool, libéré, je serais plus zélé,
Profitant de la manne audio-visuelle,
Pour et suivre et zapper les films à la télé.
Le 4 novembre 1999.
