Relever ou écraser
Seule la destination compte
Dans ce berceau transformiste
J’attends le sang des fleurs
Pour noyer ceux qui s'arrogent des lauriers
Dans les ruelles de la nécrose
En compagnie de tous ses cancers
D'une société nouée de perversion
Et je sème
Ce que je dois
Une poésie pour interpeller
Ne serait-ce qu'un peu d'équité
Recueillir ou éparpiller
Seule la destination compte
Dans l'impatience de mes nuits
J'observe toutes ces faces mièvres
Incubant leur propre miasme
Qui finissent par métamorphoser mes rêves
Même les plus communs
En cauchemars atroces
Où la chevelure des anges
S’accroche aux hanches des démons
Au cœur de la forêt
Des chairs oubliées
Épargner ou condamner
Seule la destination compte
Dans ce jardin des délices
Je parle sans m’écouter vraiment
Une égérie s’avance
À l'aube de ce premier jour
Où mon parcours
Est indissolublement étalonné
Par cette flamme entre
L'insurrection et la grâce
Seule la destination compte
Celle de l'amour et de la vérité
