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Poème écrit par Salus

J’aurais voulu te dire

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Combien beaux sont midi, la bronze résonance ;
Cette note assonante et grêle, pleine ou rance,
Quelque chose qui fend le jour pâle de France…

Du muezzin la foi s’élevant au matin,
Dans le froid d’un air sec perlant l’ail et le thym,
Des rochers du Maroc au grand ciel byzantin.

Ces cœurs qui vont, battant comme les oiseaux volent,
Et tels aux martinets qui jamais ne décollent,
Ne savent atterrir que quand ils dégringolent !

Que tout est peur, qu’il n’est de paix ; toute évidence
Est un miraculeux et fragile destin
Posé, comme d’un lac sous le miroir sans tain,
Le reflet du mirage occultant la béance.

Te rappeler douceur, au piémont d'un andain,
Quand, couleuvre lovée aux touffes de garance,
Tu creusas cette hanche où mes désirs somnolent,
Au gouffre bienfaisant dont les heures s’immolent.

Et j’ai gagné l’éternité d’une carence :
Que de regrets cloués à ce rire argentin !

Tous droits réservés © Poème posté le 23/09/2016 par Salus

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