Je me demande s'il ne faut pas s'établir,
dans une sorte de dépression physique,
Pour permettre à l'âme d'agir.
Je me demande s'il ne faut pas laisser,
le corps affamé de quelque chose,
Pour capter les ondes bienfaisantes,
qui régissent l'univers.
Je me demande si un corps malade et conscient,
permet plus à l'âme qui l'habite,
De découvrir des réalités insoupçonnées
et d'en vivre.
La souffrance isole du monde,
Laissant la place à une grande solitude intérieure.
Rainer-maria Rilke écrivait:
"Il faut être un homme de solitude,
Pour entendre les quatre vents de l'esprit,
la voix perdue et retrouvée,
La voix de la nature,
Dans son application à chacun de nous..."
Pour entendre cette voix qui nous accroche au cosmos,
comme un fil de soie fragile,
Je me dis qu'une faim quelconque est indispensable,
Pour découvrir et transmettre,
des valeurs cachées, oubliées, ignorées....
