Peut-être un marcassin courant dans la garrigue
Près de la pinède sous la lumière verte
De l’été nos rires mêlés au miel des figues
On allait ramasser des pignes entrouvertes
Peut-être un écureuil sa démarche indécise
Au détour des saisons on rêvait de morilles
D’asperges sauvages on volait des cerises
Tout ce qui pouvait bien tacher nos espadrilles
J’ai vu les violettes longer des restanques
Et les coquelicots égayant la prairie
J’ai vu la mer danser rafraichir les calanques
La fée Esterelle je crois m’avait souri
Peut-être ce parfum sous un pin parasol…
La brise du matin a comme un gout amer
Peut-être ai-je rêvé allongé sur le sol
Depuis cette colline on ne voit plus la mer
***
Je suis du signe du vertige
Et de la terre de Provence
Comme un tournesol sur sa tige
Je suis du signe du vertige
Mais sans orgueil et sans prestige
Je suis du signe de l’enfance
Je suis du signe du vertige
Et de la terre de Provence
Poème écrit par
BruneauRoman
Provence
Peut-être la Provence avant l'âge du béton
Tous droits réservés © Poème posté le 20/10/2026 par BruneauRoman
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