D'un passé imprégné de femmes infidèles,
en des mots fièvreux qui alors se rebellent,
nourrissant mes vers en nuances d'aquarelle,
dans mes clairs-obscurs en parfaits modèles.
Au contre-jour des nuits douces au ton satin,
mes mots se ploient au courant de la source,
s'assoupissent pleinement sur le petit matin,
quand la nuit éreintée abandonnera sa course.
En figer la primeur pour que rien ne l'altère,
envahissant mon intime aux lueurs du ciel,
aux larmes d'un amant en palper le mystère,
aux premières heures, débutant le clairciel.*
Dans mes nuits albes en des reflets cristallins,
se fait entendre un chuchotement silencieux,
au tempo qui frémit en des aigus corallins,
sous des arômes vanillés d'un miel délicieux.
Se perdront les ombres en l'essence charnelle,
aux mots déposés sur le papier qui s'étalent,
en des pleins et des déliés à l'encre éternelle,
dans les aléas intemporels, en une sève létale.
