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Poème écrit par Salus

Ionique

Je conchie avec force une attitude mièvre
- Une façon de lièvre -
Qui consiste, d’un livre où le saxe est patent,
A trouver inquiétant
Ce gracieux qu’articule en volutes la lèvre,
Cherchant du sens - quêtant !

Daignons nous imprégner d’impalpables lueurs ;
La fragrance des fleurs
Y perd, à l’analyse ; on laissera le sylphe
Faire son travail d’elfe,
Et couler, ô tristesse, à flots tes sombres pleurs,
Telle pluie à la selve.

La poésie en soit au mieux appréhendée.
- Elle ! Elle, exprès hantée !
Ce qu’on lit doit se dire, et surtout se sentir,
Quitte en anéantir
Quelque sens dogmatique, à la phrase amendée,
Ajustant mieux son tir …

Comme au sens, un esprit chagrin peut ergoter,
Essayer d’en ôter,
Par vaticination, la féerique magie
Dont la rime est agie,
Sécheresse qu’on n'a pas dû dans l’erg noter :
La voix non-assagie !

Or, et logique oblige, on donne encor le la !
(Si rien ne l’annula)
Ce chemin tortueux de la compréhension,
- Oui, pour la cohésion -
Las ! Qu'au moins ce ne soit balisé
- Ha ! là là… !

- Le lecteur, c’est le ion.

Tous droits réservés © Poème posté le 08/10/2026 par Salus

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