Poème écrit par
Sef
Désir de liberté assouvie
1
Dans l’enclos de ses hôtes,
Leur liberté, une réminiscence.
Un minuscule carré de fer hachuré
Exhume l’azur infini du ciel,
Hier encore méprisé ;
Glissent les secondes, coulent les heures
S'éloignent les mois s'accumulent les ans,
Quand liberté s'en va à quoi servent les pleurs ?
Dans l’étroit intervalle de ses rangs,
Le bourdon de la cité sous la brume
Transsude. L’air exsangue,
Sous le soleil ou drapé d’étoiles,
Se trouble des effluves du coin ;
Las, il s’essouffle,
Halète,
Et expire dans les bronches des convives.
Glissent les secondes, coulent les heures
S'éloignent les mois s'accumulent les ans,
Quand liberté s'en va à quoi servent les pleurs ?
Fardée de gris, une écaille du mur
S’affale, parfois suivie
Par des yeux hagards.
Sa chute rappelle que trois ou quatre heures
Sont déjà parties ;
Des mois, des années,
Ou chaque minute d’une vie
Ensevelie.
Glissent les secondes, coulent les heures
S'éloignent les mois s'accumulent les ans,
Quand liberté s'en va à quoi servent les pleurs ?
Le pourpris vit de la vie
À la liberté ravie,
Une vie sans envie.
De choix en choix, ils ont toqué
À la porte de la vieille à la toque,
De sa noire toge vêtue ;
Leurs allées et venues momifiées,
Vers l’hôtel de ses Cerbères
Ils furent conduits.
Glissent les secondes, coulent les heures,
S’éloignent les mois, s’accumulent les ans ;
Quand LA LIBERTÉ s’en va, à quoi servent les pleurs ?
Tous droits réservés © Poème posté le 05/10/2026 par Sef
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