Lorsque le soir descend sur les toits de la ville,
Un parfum délicat s’égare dans le vent ;
La lune, lentement, d’un regard imprudent,
Verse de la clarté sur les façades immobiles.
Je marche, et sous mes pas la nuit devient tactile ;
Chaque ombre a le secret d’un souvenir brûlant,
Chaque porte fermée, un amour décevant,
Une lampe allumée, un espoir inutile.
Ô beauté sans printemps, fleurie au bord du canal,
Ton sourire a le goût d’un fruit à l’extase fatale,
Mais tes yeux ont gardé la tristesse des tombes.
Pourtant je veux t’aimer, puisque tout doit finir,
Et que le temps dévore la chair et les hommes,
Puisque même les rêves n’empêchent pas de mourir.
Poème écrit par
Guillaume Prevel
Les fleurs nocturnes
Tous droits réservés © Poème posté le 18/09/2026 par Guillaume Prevel
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