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Poème écrit par Porphyre

De la semblance et la synésthésie

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Il m’est venu de toi cet amour délirant
Qui me fait rester droit bien ancré dans mes bottes
Et qui me répétant de ne pas faire faute
Me fait te rédiger en classe ou dans les rangs

Il m’est tombé de toi cet amour mesurant
Sa propre immensité lorsque tu joues des notes
Lorsque t’amourachant tu écris et pianotes
Et que de ton sourire en m’en portant garant

Je vois dégouliner toutes sortes de choses
Du goût du caramel à la senteur des roses
Il m’est coulé de toi cet amour lycéen

Qui est notre et jamais ne finira j’espère
Car s’il m’est un enfant dont je peux être père
Je veux qu’il ait gagné tes yeux céruléens

*

Au panthéon de l’Homme entre bien d’autres gens
Se tient royalement une statue de pierre
Dont rayonnent toujours en-dessous des paupières
Deux sclères en ivoire et deux grands yeux d’argent

On a écrit d’ailleurs avec des sanguisorbes
Sur son soubassement Statue d’Aphrodité
Sculptée par Phidias à l’Université
Et donc cette statue que tous les temps résorbent

Nous passerions devant par un calme soir d’août
Dans un musée d’Espagne à Cadix ou Cordoue
Où nous serions alors pour notre mariage

Nous la regarderions cette statue de grès
Tu me dirais C’est fou quand même le progrès
Et je te répondrais qu’elle est à ton image
À Olympe,
Villeneuve, le 25 août.

Tous droits réservés © Poème posté le 17/09/2026 par Porphyre

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