Ce soir, la ville dort sous les nuages,
Les pavés brillent en beaux mirages.
Tu me souris, cachée à l’angle de la rue.
Tu es l’étoile que je n’attendais plus.
Lentement tu t’approches, sans bruit,
Tandis que souffle le vent sous la nuit.
De tes pas, tu dessines sur le trottoir,
Le poème qui m’offre un peu d’espoir.
Quand les illusions deviennent floues,
Et que le monde devient fou,
C’est sous les cieux capricieux,
Que je m’accroche à ton rire malicieux.
Danse, danse, ma princesse !
Je crois que la pluie tombe sans cesse,
Dans tes bras, tu m’entraînes avec ivresse,
Sur les toits humides tournent ! tournent !
Que tournent les girouettes.
Les réverbères font des promesses,
Sous leurs halos de maladresse.
Les arbres se plient, le ciel se dérobe.
Je me joue de toi, m’amuse avec ta robe
Oublions les heures, les lendemains.
Dansons nus sur les chemins.
Sous les eaux qui lavent les peines,
Sous l’orage qui emporte les haines.
La pluie te rend heureuse.
Le vent te rend gracieuse.
Je te regarde dans ce décor,
Tournoyer jusqu’aux aurores.
Danse, danse, ma diablesse !
Même si la pluie tombe sans cesse,
En tes bras je perds toute faiblesse,
Sur les toits humides tournent, tournent,
Que tournent les girouettes.
Pour que sur tes lèvres humides
Je me pose en timide
