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Poème écrit par Salus

El pueblo unido !

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Militant pur, plus qu’anarchiste,
Vincent, c'était un vieux copain
Espagnol du bout de la piste,
Luttant contre Franco, sans fin…
Moi, j’ai même connu son père,
Un rescapé de Teruel
- No pasaran ! - du militaire
Et du fascisme habituel,
L’ennemi total et farouche !
…Et de ces absolus si francs,
Vicente avait connu le rouge
Et le noir rêvés des enfants,
Sous l’ombre vile des garrots…
…Eux grandissaient, nourris de rage,
En écoutant fuser les rots
Des curés qu’un dieu sale arrache
Au devoir, simple humanité,
Du partage - au moins du silence -
Et dans ces temps d‘inanité,
Levant un poing qui seul se lance
Au ciel injuste et plein de sang,
Ils juraient d’être un libertaire
Et d’attaquer Carrero Blanc,
Quitte à mourir partout, par terre…


Puis, « terroristes » espagnols,
Ayant passé les Pyrénées,
On leur avait, ces rossignols,
Pour apprendre à leurs âmes nées
Dans l’horreur, à bien y rester,
Coupé les ailes dans des geôles
A ciel ouvert ; - mieux dépister
Les dangers de ces foules folles,
Un devoir ! pour l’État français
Respectueux de ces grands monstres
Qui n’en avaient jamais assez
De torturer au fond des antres
- Au nom du fascisme et de Dieu -
Les tenants d’une humble utopie
Qui faisait du partage un lieu
Universel pour toute vie
Sans pouvoir, sans profit, sans rien !
- Ils avaient fait tourner le monde
Dans l’équité stricte du bien,
Et prouvant que la terre est ronde
En ranimant les feux du vrai
Par la saine et claire logique
Qui me brûle et que je suivrai,
- Dussé-je en avaler ma chique !

Vincent, mort plus qu'octogénaire,
Ami, camarade, obrero,
Toute ta famille m’est chère,
Qui m’adopta, hein ! tout de go !

Tous droits réservés © Poème posté le 10/09/2026 (modifié le 10/09/2026) par Salus

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