Il est de ces êtres dont la sincérité vacille,
Tel un chien sauvage à qui est donné du pain
De la main d'un rabbin. Ce geste démaquille
Sa fourberie : ce chien ne veut qu'avoir le ventre plein.
Le rabbin ouvrit sa maison, dressant sa table
Accueillant l'errant en qui il vit un frère.
Lassé, en quête de miséricorde, il le crut noble
Car, vêtu de vertus, il vint tel un fin orfèvre,
Polissant avec soin sa carapace de gentilhomme
Mais sous cet écrin vendu au rabais gisait
Un charognard dont chaque sourire fut comme
L'appât d'un noir venin que le miel dissimulait.
Rassasié, ce chien perfide s'en alla sans âme,
Crachant sur ce rabbin qui jadis l'avait hébergé ;
Car le cœur du parasite est ce temple infâme
Où l'on mord jusqu'au pain qui vous a rassasié.
Poème écrit par
Prégys Charles
Le parasite
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Tous droits réservés © Poème posté le 09/09/2026 par Prégys Charles
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