La poésie débute là
où l’amour a le premier mot.
Au jardin céleste,
elle a peint le contour d’une île
semblable à mon corps,
une bulle dans l’éther
bordée d’un duvet immense,
et, au cœur,
la plume blanche du cygne.
Blottie au fond du silence,
elle a posé le tempo
pour m’aimer à chaque écho,
pour me voir déambuler nu
sur les donjons de sa mélodie.
Le soleil nous tire le nez,
le vent reprend son murmure.
L’amour finit là
où la poésie
prononce son premier mot.
