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Poème écrit par Pastichanise

La tarte aux poires

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Le style haut empli d'ancre, je ne laisse à personne,
Le soin de mes pensées fussent-elles plus ou moins bonnes.
Si j'abuse des mots c'est pour montrer les maux,
Révéler le visage du semblant et du faux.

Nul ne doit se berner au diable la varice,
Les chiens dans la nuit hurlent révèlent la malice.
La vie est sur la route au milieu des trous d'air,
De l'orage dans le noir précèdent les éclairs.

Le vent souffle le frais et dans l'inspiration,
Je ne trouve la paix et cherche absolution.
Au plus profond du noir qu'ai-je à me reprocher ?
Le halo de mes mots au pouvoir limité.

Un chat n'est pas un chat s'il n'est appelé.
La bête est bien cachée si elle n'est nommée.
Mais si sont orientés les phares dans la nuit,
La lumière révèle ses traits de félonie.

Les excès de ce temps provoquent des tempêtes,
Qui en gaulois doutant nous tombent sur la tête.
Plutôt que réagir on courbe tant l'échine,
Qu'à plier dans le vent on va faire grise mine.

Et petit à petit les solutions se meurent.
Les limites atteintes deviennent irréversibles.
Notre paralysie se transforme en horreur.
Et devant le constat l'autre devient la cible.

La guerre est à nos portes on prépare les armes,
Et on peut augurer une fin dans les larmes.
C'est pourquoi il faut bien rester maître de soi,
Et rejeter le faux qui veux faire la loi.

Rester dans ses idées de partage et d'offrande,
Rassembler et unir pour former une bande.
S'asseoir à une table et faire chauffer le four,
Et accueillir autour tous les déchus du jour.

La liste est longue hélas de tout ce qui contrit.
Si la fin du poème était la solution,
Je crains que le refrain ou encore la chanson,
Ne dure tant de temps que d'usure on se lasse.

Il faut donc garder tout au fond son espoir.
Jeter dans les remous les mots en flottaison.
Partager des repas en refrain et chanson.
Et montrer qu'on n'est pas tarte si on nous prend pour poire.

Tous droits réservés © Poème posté le 06/09/2026 par Pastichanise

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