Un loup d'ébène sur mes pas
je longe le pré et les sous bois
le loup me suit
ma nuit le voit
son œil est sombre et lumineux
un loup, un homme, je ne sais pas
un brin de blé à ses cheveux
un feu de brousse entre ses bras
mon pas hésite et se rabat
une mousse de glace
un feu de froid
il passssse
sans se méfier de moi
.
.
.
je longe le pré derrière ses pas
ma chasse le suit
ma nuit le voit
son été chante jusqu'à mon froid
ma nuit
mon lac de soie
le pré en fleurs valse pour lui
une symphonie
un opéra
ce loup d'ébène que je suis
il sait ma nuit, il sait mon froid
son été chante jusqu'à moi
ma nuit, mon lac de soie
un loup d’ébène qui se languit
d’un regard doux m’ouvre son nid
son désir fou attend ma joie
son été chante mon lac de soie
il sait ma nuit, il sait mon froid
son été chante autour de moi
ma terre heureuse retend ses draps
un loup, un homme, je ne sais pas
