Sur tous les chemins,
J’errais flamboyant
comme un arbre du Brésil ;
la plaine , couchée sous le vent,
portait mes chevaux de conquête,
j’aimais tout cœur venant,
tout regard,toute fête,
j’embrassais chaque continent,
horizons , sons ,couleurs ,
les saveurs du monde effleuraient ma bouche
et les filles que je rencontrais
dans des bars un peu louches
étaient les plus belles Dulcinées.
Sans le savoir , je marchais vers toi,
au parfum du soleil grec,
sevré de romances aux îles Borromées,
je marchais , camélia au cœur
l’iris doré dans les brumes du lac .
Sous les cimes rayonnait le sourire ineffable,
l’éclair du kriss figé dans une pluie d’étoiles
et ton rire qui se perdait dans la vague.
Chaque aurore dévoilait des secrets ,
la lumière, qui baignait mon enfance,
le tintement de cloches célestes,
la saveur de brises marines.
Je marchais vers quelque horizon
sans frontières, là où le regard se perd .
De Java aux Cordillères ,
où m’attendait l’amour d'Altiplano,
j’ai croisé des regards
d’ oblique et troublant mystère
et près du lac de sel ,
cotoyé les rides du temps,
écouté le soupir des pierres.
Et , l’oiseau qui plane m’a conduit vers toi.
