Hier matin, je me suis perdu,
Sur les chemins des jardins suspendus.
Rêves mystiques qui mènent à Babylone.
Les statues restent pétrifiées en pylônes.
Aujourd’hui, je me suis perdu
Sur le grand océan blanc et inconnu.
Miroir d’illusions, d’une vie convenue.
Glisse une brume, froide et imprévue.
Au bout du couloir, je me suis perdu
Dans une fumée de cigarette qui tue.
De folles idées brûlent mes lèvres.
Les chimères échouées ont de la fièvre.
En toute évidence je n’ai rien entendu,
Où dressées sur la haute crête,
Elles me supplient d’oublier les tempêtes.
Anecdote d’une incohérence saugrenue.
Ce soir, je me perds dans Babylone.
Sorties des ténèbres Les nuages galopent.
Au loin, un furieux orage tonne.
La mort s’est déguisée en cyclope.
Demain, simple sera l’éloge funèbre,
Chanté a capella sous le grand cèdre,
Par les folles alimentées au cathéter,
Se frappant la tête au réverbère.
Alors
Mes pensées s’enfuiront sous les sables,
Engloutissant mon âme misérable.
