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Poème écrit par Fred Chico

Perdu dans l'éternité

Au bout du monde à la recherche de soi même
Parfois on peut plus se perdre en soi même, que dans un territoire inconnu à l'autre bout de la planète.

Lorsqu'on se cherche on peut se perdre, mais lorsqu'on se retrouve, on se retrouve toujours avec un nouveau visage, donc finalement on ne se retrouve pas, on se découvre. Parfois on découvre ce que notre vie aurait pu être si elle avait été différente, et on devient ce dont on aurait pu être si la situation avait été meilleure. On s'instruit d'un passé fictif. Et on s'insère dans un nouveau rôle dans ce théâtre qu'est la vie.
Non ce n'est pas une imposture, mais une conscience, conscience de soi à soi, qui nous fait vivre en harmonie avec la vie. On réalise notre nature profonde, celle qui nous permet d'être heureux, en mettant en oeuvre ce qui peut y conduire. En changeant le disque des scénarios, schémas inconscients auquels on se croyait destiné.

À la recherche de soi-même, au milieu de nulle part.

Départ vers soi, dans l'espoir de voir ses plus beaux paysages intérieurs. Avoir pour seuls bagages quelques livres, son intelligence et son imaginaire, et partir vers soi, à la quête de son moi véritable.

Partir comme une page vierge, rebondir de mirages en mirages, en quête de la source profonde, de sa quintessence. Vérifier par soi-même, libre de faire des erreurs, le soi comme l'amour ne doit pas trop être idéalisé sinon il nous fuit comme un poisson visqueux. L'obsession d'une chose nous en éloigne. La vérité au-delà de la réciter, de la savoir, elle doit se vivre. Est ce cela l'essence même de notre être ?

Faire fleurir notre âme pour que le reste du monde la respire et s'en inspire, puis flétrir et mourir, comme une fleur. À la fois modeste, simple et extraordinaire Destin de l'homme qui naît pour s'accomplir dans la joie et le bonheur, condition sinequanone pour rayonner dans toute sa splendeur.
Avoir des épines, des épées, des boucliers, pour faire respecter sa beauté. Et faire prolonger la dynastie des fleurs pour que la beauté intérieure continue d'exister infiniment dans le temps. Utiliser l'ombre pour faire régner la lumière.

Pour qu'une épidémie de fleur se répande.

Pour que la lumière nous inonde.

Pour mourir asphyxié par le parfum du bonheur.

Desfois il m'en faut peu pour partir loin

Quelques mots peuvent déclencher une avalanche

Un petit rien suffit pour que je parte explorer d'autres pensées

D'autres univers, d'autres manières de voir...

Et d'univers en univers, j'unis des vers, qui nourriront d'autres univers.

Mais finalement, le soi n'est pas si loin, il est ce qu'il y a de plus proche, puisqu'il est à l'intérieur de nous. Mais une fois cette flamme entrevue et entretenue, elle nous éclaire où qu'on soit, à chaque ICI où on va.
À chaque maintenant du futur.
Dans l'éternité de sa nature.

Mais chut, plus on en parle plus on s'en éloigne... Car la valoriser à ce point c'est l'idealiser, en faire une obsession... L'éteindre...
Finalement, mes mots ne servent ils pas à rien ?
Finalement ne se trouve t'on pas aussi lorsqu'on a arrêté de se chercher?

Se donner le droit d'être imparfait, s'énerver de temps en temps, être traversé par des émotions qu'on ne contrôle pas tout le temps, sans s'en vouloir forcément.
Cela ne fait il pas finalement parti de l'imparfaite perfection qu'on recherche ?
Humblement humain.

Tous droits réservés © Poème posté le 04/09/2026 (modifié le 10/09/2026) par Fred Chico

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