Je t’aimerai comme un enfant,
La source à ta bouche buvant ;
Moi qui d’enfance ne vis vent,
Plus ancien que l’antique éléphant.
Avide, avive de tes lèvres
Le sentiment des passions vouivres
Aux horizons d’où tu te livres !
Impudeurs délicates de sèvres…
Au sein du sublime encensoir
Souffle un parfum de brillant noir,
Aux lambeaux d’abîme et de soir,
Dans l’ombre vacillante : Renoir…
Ô que fusionne, en ce calice,
Toute folie, et nos délices,
Du miroir au lapin d’Alice,
Rougeoieront au soleil de nos lices !
Je t’aimerai comme une enfant,
Grave et sage, attentif ; entends
Mes émois et ma voix, ris ! Tends
La jeunesse en mon cœur d’éléphant !
