A moi
Seulement attitrés
Les charmes usés, les providences déclassées
N’y voyez pas la main
D’un rien
Ou d’un tout bousculé
Par le chagrin
La pitié
N’y voyez pas l’ordre tout puissant
Déréglé
Vrombissant
Le long de mes quartiers
Sinistrés
Trouvez-vous noble que je m’attache
Me dépasse
Sans corrompre ma destinée
Aux termes sibyllins
Qui me désolent ?
« Sois grand, plus grand que ce qu’il t’est permis,
Déploie toi sans soucis de l’espace »
Il y a bien longtemps
Je me suis retiré dans ma chambre
Ou dans un bois
Pesant contre le présent
Le risque d’un avenir
Incandescent
Trempant mes deux mains
Dans un brasier immense
Qui ruisselait
Porté par le matin
La rosée
Ultime volupté
Était devenue un songe
Que dis-je
Je n’y voyais rien d’autre
Qu’un fluide sans fin
Sans rupture
Il y avait là
Assez de substance et de temps
Pour habiller mon ombre.
