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Poème écrit par Ophelio

A moi

A moi

Seulement attitrés

Les charmes usés, les providences déclassées



N’y voyez pas la main

D’un rien

Ou d’un tout bousculé

Par le chagrin

La pitié



N’y voyez pas l’ordre tout puissant

Déréglé

Vrombissant

Le long de mes quartiers

Sinistrés



Trouvez-vous noble que je m’attache

Me dépasse

Sans corrompre ma destinée

Aux termes sibyllins

Qui me désolent ?



« Sois grand, plus grand que ce qu’il t’est permis,

Déploie toi sans soucis de l’espace »



Il y a bien longtemps

Je me suis retiré dans ma chambre

Ou dans un bois

Pesant contre le présent

Le risque d’un avenir

Incandescent

Trempant mes deux mains

Dans un brasier immense

Qui ruisselait

Porté par le matin



La rosée

Ultime volupté

Était devenue un songe



Que dis-je

Je n’y voyais rien d’autre

Qu’un fluide sans fin

Sans rupture



Il y avait là

Assez de substance et de temps

Pour habiller mon ombre.

Tous droits réservés © Poème posté le 02/09/2026 par Ophelio

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