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Poème écrit par Lau

L'or

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Sa cheville était fine et son poignet si mince,
On eût dit une danse, et d’ailleurs, et divine,
Quand elle, doucement, au sable, foulait l’anse,
Mon regard se troublait, l’image diaphane

Inondait tout mon corps et le triste cerveau
Perdu dans l’écheveau dont s’échappait un fil
Qui quadrillait la pierre, organique tuffeau,
Réincarnait son os comme une Tour Eiffel.

Quelle forge a le souffle encor d’animer l’âme ?
Aucun pétrin n’aura l’heur de façonner l’or
De la ravissante dame.

Il se peut qu’au détour de quelque innocent vers
Apparaisse un parfum revenu des enfers
Et que mon esprit s’enflamme.

Tous droits réservés © Poème posté le 02/09/2026 par Lau

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