Dans le velours rouge
la brise pleure
Le pétale essuie la larme
virgule de sa soie
tissée d’alarmes
Au froissé du chant de nuit
L’or coule dans son regard d’eau
Au flacon de ses encres
parcheminées
d’âme et de peau
le ciel crevasse
ses lèvres perlées
La rive s’étire dans le tissu
où palpite le flot
de son cœur nu
la portée de ses vagues
suspendues
la clé de sel amarrée à ses doigts
Elle ouvre sous sa peau
un battement–
pétale de son sang
