le jour ici s'éveille, au sommeil de la nuit,
au miroir des ans où les ténèbres guettent,
quand l'aube câline s'avance sans un bruit,
dans un silence distinct à la beauté muette.
Encore bien au-delà où la rêverie demeure,
des sources d'azur d'un soleil en apostrophe,
ancrée en nos âmes en l'incertitude du cœur,
aux contrastes des frissons exhalant l'étoffe.
La brise d'un espoir, brisant l'incertitude,
du ravissement d'images qui se dévoilent,
dans des préludes façonnant la béatitude,
pareilles à des arabesques de fines voiles.
L'ivresse égarée dans le gouffre de l'oubli,
aux frémissements de la perte de son règne,
marche sur le sentier des espoirs évanouis,
aux pas d'âmes perdues qui depuis saignent.
Les rives s'effacent aux matins qui naissent,
en l'esquisse d'une brise au souffle velours,
annihilant le contour aguicheur qui blesse,
dans une évidence qui ne verra pas le jour.
L'existence ici prisonnière de l'incertitude,
se perd au cheminement de l'imperceptible,
dès lors l'éphémère connaîtra sa plénitude,
en l'euphorie d'avoir un ailleurs paisible.
