Parfois de rimes lasses
des vers s'affichent sur l'azur
ce sont des vers libres
qui ne comptent plus leurs pas
parfois ils déambulent
parfois ils somnambulent
c'est leur façon à eux
de briser la glace
et de monter en pluies
pour flotter en nuages
sur les étendues d'eau
planer jusqu'à pas d'heure
et dire de guerre lasse
qu'il y a dans les cœurs
un élan et un seul
celui de rester pur
fidèle à des entrailles
réfractaires aux menaces
Parfois de rimes libres
les derniers nés s'étirent
en défenseurs des lieux
où les lignes s'effacent
à se gorger d'écumes
du jabot jusqu'aux plumes
à déployer leurs ailes
nimbées de regards neufs
le bec sorti de l’œuf
ils voient les migrateurs
qui affrontent les vents
et nos entendements
percutent les retards
moquent les habitudes
et nos habits ringards
ce sont des vers retors
qui donnent à tous le souffle
de décrypter le monde
Parfois pour rien ne taire
de ce qui promeut la peur
et vante nos froideurs
en prince des nuées
survient un grand oiseau
qui les salue au passage
hors des gouffres amers
et délivré des ardeurs
de ses folles plongées
les vers s'inclinent vers lui
car il n'y a de rime lasse
de pointer vers l'azur
et l'oiseau sur les mers
incarne l'évidence
qui sied aux voyageurs
tous dénués de rages
et partis sans rancœurs
libres de leurs parcours.
Poème écrit par
Jean-Louis VASSALLUCCI
Vers l'azur
En modeste clin d’œil à l'Albatros
Tous droits réservés © Poème posté le 19/08/2026 par Jean-Louis VASSALLUCCI
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