~ à deux mains empoigner l’été
le tenir serré afin qu’il n’avance plus
un coin d’été tiré à ras-bord du ciel
où l’on fixe ses fleurs
et son grésillement de jour
et le ballon de l’enfant roulant dans la cour
et le bébé qui pleure
l’orage qui claque au coin droit
et l’indigo derrière marbré d’or
ma maison tout en bas
ma corde à linge chargée de vent
le chant feuilleté des arbres
fin août j’ai toujours envie de tirer très très fort ..
’GF
