Dos au monde, les membres emprisonnés,
Un mur à contempler qui peu à peu s’estompe
Mains et pieds liés le temps a défilé
Mais le mur est muet mes pensées le démontre
Je ne suis pas seul dans cette pièce redondante
Chacun se pense nos solitudes s’entassent
Tous en un seul l’atmosphère est pesante
Mensonge de nos sens les espoirs s’effacent
Certaines fois le mur s’illumine en jaune
Je crois, bleu, reconnaître un homme
Vert de colère une créature à corne
Des voix murales sur un ton monotone
Ô misérable illusion recueillit de l’enfer
De futiles objets pour reproduire les ombres
Un feu fort intense en guise de lumière
Calomnie à mon âme, hanteront ma tombe
Mes chaînes rouillées un jour se sont brisées
Mon corps enquilosé découvrit le mouvement
Ô douleur, toute ma personne est lapidée
Mes yeux sont inconnus au milieu de l’océan
Lumière aveuglante comme un glaive à mon coeur
Me laisse amertume à ma libération
Mes pensées m’harcèlent dans un goût de rancoeur
Retourner face au mur pour chasser l’oppression
Mais guidé par mon âme je repris mon chemin
Chaque pas devant moi renouvela le décor
Dévoilant à mes yeux des dessins incertains
Doutant grandement accablés de remords
Sortis des parois je distingua quelques ombres
Des formes différentes de celles d’en bas
Puis dans l’eau des reflets bien sombres
Les premiers objets s’invitant au débat
La nuit le monde à mes yeux paru familier
Dans le ciel le spectacle envoûtant des astres
Dans des positions intrigante à ma vision captivé
Le souvenir du mur pour toujours en désastre
Enfin le feu véritable et infini
Garant de la vue et du réel
Fit mon bonheur et le sens de la vie
Le feu face au mur perdu l’essentiel
Je retourna dans l’antre ou les hommes fanent
Je couru comme un saint pour sauver la terre
Je leur parlai du jour, du monde, de la flamme,
Mais l’ombre est jalouse de ceux qui voient clair.
