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Poème écrit par Adamantin

Nova

1
La ville s'éveilla, en ce matin aoûté
À peine rafraîchi par la brise invitée
Savourant le silence et le thé verdoyant
J'admirais le jardin, son bassin chatoyant.

Le fracas du monde n'était pas venu là
Nous offrant un havre, préservé au-delà
Des flammes qui pleuvaient sur Edo sanctionné
Où notre dieu vivant se laissait malmener.

Soudain je ne fus plus qu'un contour sur un mur
Effacé dans l'instant, pochoir pour le futur
Il ne resta de moi que mon ombre inversée
Œuvre morte apposée sans aucune pensée.

Trois traînées dans les cieux, une ère commençait
Il était huit heures quinze, et le jour renaissait
Pendant qu'Hiroshima, sous le Soleil Levant
Vit un petit garçon vitrifier ses enfants.

Tous droits réservés © Poème posté le 06/08/2026 par Adamantin

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