Par le bout de ma plume, je caresse la muse,
Cette garce volage, en désir de rime,
Qui aguiche ma page, de sa grâce diffuse,
Aux dépens de l'axiome, perdu dans un abîme...
Ma quête de vérité, par le détour du mot,
Dévoile une nébuleuse, nichée en lisière d'âme,
Et cet amas diffus, de pollens ancestraux,
Ensemence la conscience, pour en faire un sésame...
Armé de cette clef, cadeau de la lumière,
Je déflore la censure, d'une pulsion érogène,
Planquée dans l'utérus, d'une fêlure aurifère,
Remplie de cette promesse, de grâce apollinienne...
Qu'est donc l'évidence, si ce n'est la mesure,
De l' instant rassasié, que l'on cherche à figer,
Dans une suspension, qui soigne la blessure,
Infligée par le temps, à une chair ravagée...
Le pinceau de la foi, barbouille le portrait,
D'une intériorité, en quête de propreté,
Parcourant les méandres, d'un univers prostré,
Pour le débarrasser de ses impuretés...
Extraire de la charogne, une étoffe spirituelle,
Pour faire de la chair, cette issue secourable,
De celle qui vous propulse, dans un originel,
Où le péché d'orgueil n'est pas imaginable...
L'écriture est une lame, au listel aiguisé,
Une punition divine, qui tranche dans le vif,
D'une malédiction, teintée d'absurdité,
Agrafée au destin, dans le songe d'un Sisyphe...
Ricocha le 21.02.25
