L'enfer est à nos portes
en fondu-déchaîné
tous ses démons s'emportent
Forêts de noirs squelettes
qu'effeuille le brasier
flamboyante tempête
Dans sa fuite éperdue
un troupeau de chevaux
nous met le cœur à nu
Nuit rouge-désespoir
des hameaux calcinés
La lutte est dérisoire
Noyée dans la fumée
s'obstine sans relâche
une céleste armée
de séraphins casqués
s'épuisant à la tâche.
Pauvres héros masqués
dont grésillent les ailes
par le vent soulevées
en gerbes d'étincelles
leur trop humaine ardeur
saura-t-elle tirer
cet été de l'horreur ?
