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Poème écrit par Deshaiessaintes

Le supplice des planches

Je est le premier spectateur,
Aux premières loges de nos deep-fake,
S’il débusque les imposteurs,
Uther Pendragon s’en baleck.

Nuit intérieure et analogue,
A un décalage jet-lagué,
Un décalquage homologué,
De tous les vices du Décalogue.

Intérieur nuit, lents monologues,
Que planche une voix blanche sépulcrale,
Au ton glacé de catalogue,
Et sentencieux de cathédrale :

« Il se décote ton cinéma !
Tes trémolos de pacotille,
Sur les béquilles de tes traumas,
Trône Guidoni en bas résille.

Calé sur les guides culturels
Fictionne, histoire de faire écran,
Canal est ta mère-maquerelle,
Qui vend ses charmes au plus offrant.

Tes postures détachées d’esthète,
Tes plongées dans le noir et blanc,
Sont entachées, tu n’as en tête,
Que tes problèmes de petit blanc.

Sirote petits noirs au plumard,
Incollable sur Duhamel,(1)
Boulotte guimauve et caramels,
Tu rotes la Blanche de Gallimard.

Mollo sur les névroses Kréma,
Soap resucées à l’eau de rose,
Résilie ton Télérama,
Tes pitch ont leur place à Melrose.

Romans de gare plus que Garrel,
Ces pousses-au crime frisent l’overdose
Lacrymale, telles des aquarelles :
C’est indigeste le glucose.

Tej’ Eschyle, tu t’es échiné,
A la sueur de ton front blême,
Mais ni Rohmer, ni Téchiné,
Tu ne t’émeus que de toi-même."
(1) Créateur de la Série Noire.

Tous droits réservés © Poème posté le 27/07/2026 par Deshaiessaintes

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