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Poème écrit par Manon

Ma première maison

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Jadis, je n'étais rien, à peine quelque chose
Dans un monde mouvant, des éclairs quelquefois
Transperçaient le néant ; telle biche aux abois,
Mon coeur battait très fort, plus menu qu'une rose.

Il arrivait aussi, dans cette ombre morose,
Que des grondements sourds inspirant mille effrois
Fassent vibrer les murs, ondulantes parois,
La vague m'emportait et je changeais de pose.

Mais la maison tenait, affrontant l'imprévu,
Je devenais enfant, bien lentement pourvu,
Je jouais dans le noir, apprivoisant la crainte.

Puis ce fut le grand jour un beau matin de mai,
Je quittai mon logis, sans besoin de contrainte,
La tendresse parlait et déjà tôt j'aimai.

Tous droits réservés © Poème posté le 24/07/2026 par Manon

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