Sur une route poudreuse
du Mont-Liban arrêté
avec son âne y a un Druze.
Car l’animal entêté
sur des formules abstruses
prend le temps de méditer.
« Ah ! si tu n’étais mon père
de coups je t’aurais crevé ! »
Que d’injures abreuvé
le baudet échappe au pire.
Plein de bonne volonté
malgré son destin fatal
l’âne brusquement détale
et se remet à trotter.
