Des torches inépuisées brûlent la nuit
Un violon plisse la vague qui survit
Faisant noyer son cri dans le mouvement
La brume attachée au rêve broche ses entrelacs
Des gouttes de notes palpitent son sang
Arabesques d’or aux vibratos du vent
Titubent sur les marches de sable gris
Ses pieds retissés des marées de l’oubli
La brume attachée au rêve broche ses entrelacs
Froissé de l’heure borde les artefacts
Le canevas épuise les larmes d’eau
Frémissement soyeux de ses doigts à flot
Dans le continuum des cordes de peau
Jardin de ses yeux dans l’insensée entracte
